Le ministre de l’Intérieur sévèrement rappelé à l’ordre par le Conseil d’Etat

La Haute juridiction reprend nombre des critiques faites dans le recours de la LDH et du Syndicat national des journalistes (SNJ), d’un membre de l’Observatoire parisien des libertés publiques, rejoints par des associations et syndicats (Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat des avocats de France (Saf), CGT, Union syndicale Solidaires, Acat) contre des techniques policières dangereuses et des atteintes graves aux libertés de manifester et d’informer sur l’action des forces de l’ordre voulues par le ministre Darmanin.

Tribune collective – “Lettre ouverte pour que cessent enfin les contrôles d’identité discriminatoires “aux effets dévastateurs”” publiée sur francetvinfo.fr

Ces associations, collectifs et syndicats témoignent, via cette tribune, de leur soutien à l’action de groupe contre les contrôles au faciès initiée le 27 janvier par six ONG dont Amnesty International France et Human Rights Watch. L’Etat disposait d’un délai de quatre mois depuis la mise en demeure pour ouvrir des discussions. Ils prennent aujourd’hui acte de l’absence de réponse des autorités concernées et se préparent à déclencher la phase suivante de la procédure. Et dans la lettre ouverte que publie franceinfo, ils appellent à “un ensemble de mesures cohérentes et systémiques” pour “en finir enfin avec ce fléau“. “Là où la volonté politique a échoué, nous espérons que l’action de groupe (…) aboutira à un réel changement“, concluent-ils.

Cinq mesures immédiates et concrètes pour mettre fin à l’oppression des Palestiniens par Israël

Si la communauté internationale a accueilli avec satisfaction l’accord de cessez-le-feu adopté par les parties belligérantes, permettant de sauver des vies après 11 jours d’affrontements meurtriers, il n’en demeure pas moins qu’il est désormais plus qu’urgent de faire cesser l’impunité et de s’attaquer aux causes profondes de ce cycle de violence.
Le bilan des attaques agressives israéliennes contre les Palestiniens est très lourd, par conséquent, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres appellent la communauté internationale à prendre des mesures immédiates, efficaces et concrètes pour mettre fin à l’oppression israélienne des populations palestiniennes, aux violations du droit international et aux possibles crimes de guerre.

Censure de la loi « Sécurité globale »

La mobilisation de la coordination et la saisine du Conseil constitutionnel, rédigée par des députés, des universitaires et des avocats, a permis la censure de l’ancien article 24 de cette loi, réaffirmant la possibilité, et la nécessité, de filmer la police, ainsi que de corriger d’autres dispositions contestées telles que la légalisation des drones, l’attribution de fonction de police judiciaire aux agents de la police municipale, l’infraction d’introduction dans le domicile d’autrui, le placement sous vidéosurveillance des personnes retenues dans les chambres d’isolement de centres de rétention et de garde à vue, ainsi que la captation et le traitement d’image par des caméras embarquées sur des véhicules.

Loi « confortant les principes de la République »

Vous allez examiner en commission mixte paritaire le projet de loi confortant le respect des principes de la République. Ce texte fortement durci lors de son examen au Sénat nous inquiète au plus haut point et nous partageons les critiques renouvelées par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), la Défenseure des droits ou celles exprimées le 20 avril dernier par le rapporteur général sur la lutte contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe.

Jérusalem, escalade des violences contre les Palestiniens, la France et l’Union européenne doivent agir !

Le mépris évident des droits du peuple palestinien, la volonté permanente de l’expulser de ses terres, l’interdiction de mener toute vie normale que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie, ne peuvent conduire qu’à des violences toujours plus fortes, toujours plus insupportables dès lors qu’elles frappent des populations civiles dont la Ligue des droits de l’Homme (LDH) entend rappeler qu’elles ne doivent, en aucun cas et quelles qu’elles soient, être frappées par un usage démesuré de la force, être victimes d’assassinats extra judiciaires ou être transformées en cibles indiscriminées.

Pas de profit sur la pandémie

Depuis des mois un regroupement de 34 organisations en France et de 350 en Europe milite pour que les vaccins soient reconnus comme biens communs de l’humanité. Plus de 180 000 signatures ont été déjà recueillies à ce jour. Joe Biden, le président des États–Unis vient de se prononcer hier pour la levée des brevets concernant les vaccins contre la Covid 19. Cette disposition doit s’effectuer dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’est une bonne chose. C’est un  résultat à mettre à l’actif de tous ceux qui se sont mobilisés. Il s’agit de permettre à tous les pays de fabriquer eux-mêmes les vaccins dont ils ont besoin. C’est une nécessité vitale pour leurs populations.

Tribune collective « Le silence du gouvernement face à l’attaque de l’association kurde de Lyon par les Loups gris renforce l’ingérence turque » publiée sur L’Humanité

Les locaux de l’Association culturelle de Mésopotamie à Lyon ont été pris d’assaut, samedi 3 avril, aux environs de 14h30, par une vingtaine de membres du mouvement turc des Loups gris.

Nous demandons une censure de la loi sécurité globale

Malgré une forte mobilisation populaire et les nombreuses mises en garde de plusieurs organisations nationales et internationales, la loi sécurité globale, rebaptisée « pour un nouveau pacte de sécurité préservant les libertés » – tel un logo qui vient cacher la réalité – a été adoptée le 15 avril 2021 à l’Assemblée nationale par 75 voix pour et 33 voix contre.

Graves menaces contre les journalistes et la liberté d’informer en Bretagne

Plusieurs journalistes mènent depuis des années un travail d’information du public sur certaines dérives productivistes de l’agriculture intensive en Bretagne et leurs sévères conséquences sociales et environnementales. Ils font trop souvent l’objet d’intimidations par les intérêts économiques que leurs révélations mettent en cause. Le cas d’Inès Léraud est à cet égard emblématique : notamment après son enquête sur les algues vertes, elle a été en butte à des pressions et à plusieurs plaintes assimilables à des procédures-bâillons.