Dignité et pouvoir d’agir : remettre les droits humains au cœur de la vie en société

Augmentation du nombre de demandeurs d’emploi et de jeunes plongés dans la précarité, files d’attente interminables devant les distributions alimentaires… La pandémie de Covid-19 qui s’est abattue sur le monde début 2020 a accru la pauvreté et creusé les inégalités, au sein des sociétés mais aussi entre les pays. La généralisation des démarches numériques a par ailleurs fragilisé les personnes de milieux défavorisés. Confrontées à des guichets fermés, elles se sont retrouvées en situation d’exclusion numérique faute d’avoir un ordinateur, une connexion et/ou de maîtriser le web. Mal équipés pour les cours à distance, des élèves ont aussi décroché.

Des voies légales et effectives d’accès à la France pour la protection des Afghanes et Afghans victimes de persécutions

Les propos d’Emmanuel Macron appelant à «  anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants » après la chute de Kaboul entre les mains des Talibans sont indignes de la tradition française de

Passe sanitaire : un mauvais coup

La lutte contre une pandémie est une nécessité qui n’implique ni déni du débat démocratique ni manifestations d’autoritarisme pas plus que le recours à la violence ou à une démagogie complotiste ou nauséabonde.
Le coup de force parlementaire auquel se livre le gouvernement présente tous les risques d’un système illisible, contradictoire et susceptible de provoquer plus de tensions que de bénéfices sanitaires alors qu’en même temps il porte lourdement atteinte aux libertés individuelles..

Julian Assange, 50 ans, dix ans de privation de liberté !

Depuis bientôt dix ans, Julian Assange est privé de liberté ! Qu’il s’agisse des sept ans passés dans l’ambassade d’Equateur à Londres où il bénéficiait du droit d’asile mais a vécu pratiquement en reclus, puis de son arrestation par la police britannique le 11 avril 2019 suite au retrait, par le président Lenin Moreno, de l’asile accordé par son prédécesseur, la vie de Julian Assange n’est depuis dix ans qu’une succession d’accusations infondées, de torture et d’injustices. Il est depuis 2019 maintenu dans une prison de haute sécurité au prix de sa santé physique et mentale, alors même qu’un tribunal britannique a refusé son extradition vers les Etats-Unis où il risque cent-soixante-quinze ans de prison en raison des risques de procès inéquitable.

Expulsions : les pouvoirs publics doivent tout mettre en œuvre pour éviter de nouvelles souffrances sociales

Depuis la fin de la trêve hivernale des expulsions le 1er juin, les remontées de terrain issues des associations du Collectif des associations unies témoignent d’une multiplication des expulsions d’habitats informels et des risques d’expulsions locatives sans solutions adaptées et pérennes sur les territoires. Ces expulsions interviennent malgré les diverses mesures prises par le gouvernement pour limiter leur impact : maintien des capacités du parc d’hébergement d’urgence ouvertes pendant la crise sanitaire et l’hiver (43 000 places) a minima jusqu’à mars 2022, abondement des Fonds de Solidarité Logement et du Fonds d’indemnisation des bailleurs, instruction aux préfets visant à ne pas expulser les ménages locataires sans solution d’hébergement ou de relogement.

Affaire Mila : stop à la haine en ligne

Dès qu’elle a été rendue publique, l’affaire Mila a remis sur le devant de la scène le droit à la libre critique des religions, à la liberté d’expression et elle est devenue un des éléments du débat autour de la laïcité. Dans notre pays, il n’est pas de délit de blasphème et quel que soit le jugement que l’on puisse porter sur les propos de Mila et sur ses intentions, on ne saurait tolérer la violence des dizaines de milliers de messages haineux et les menaces de mort qu’elle a reçus et continue de recevoir. Il est inadmissible qu’hier, cette jeune femme ait dû choisir entre sa scolarité et sa sécurité et qu’aujourd’hui, elle doive vivre en permanence sous la protection de gardes du corps.

Contre l’instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques

En tant qu’organisations de la société civile promouvant les droits de l’Homme et le respect du droit international humanitaire en Israël et en Palestine, nous sommes alarmés par l’amalgame croissant entre les critiques adressées à l’État d’Israël et l’antisémitisme.
Alors que cet amalgame est principalement promu par le gouvernement israélien et les organisations qui lui sont affiliées, la Commission n’a, jusqu’à présent, pas réussi à s’en distancier clairement. Pire encore, la Commission a donné un coup de pouce politique à cette tendance inquiétante.

La LDH appelle à un sursaut démocratique et social pour l’égalité des droits et les libertés

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), réunie en convention nationale annuelle, le 19 juin 2021, a dressé un bilan inquiétant de la dernière période marquée par la gestion de la pandémie de la Covid-19, une désagrégation de l’Etat, un affaiblissement du fonctionnement démocratique et de fortes tensions sociales sur fond d’injustices et d’inégalités accrues.

Le ministre de l’Intérieur sévèrement rappelé à l’ordre par le Conseil d’Etat

La Haute juridiction reprend nombre des critiques faites dans le recours de la LDH et du Syndicat national des journalistes (SNJ), d’un membre de l’Observatoire parisien des libertés publiques, rejoints par des associations et syndicats (Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat des avocats de France (Saf), CGT, Union syndicale Solidaires, Acat) contre des techniques policières dangereuses et des atteintes graves aux libertés de manifester et d’informer sur l’action des forces de l’ordre voulues par le ministre Darmanin.

Tribune collective – “Lettre ouverte pour que cessent enfin les contrôles d’identité discriminatoires “aux effets dévastateurs”” publiée sur francetvinfo.fr

Ces associations, collectifs et syndicats témoignent, via cette tribune, de leur soutien à l’action de groupe contre les contrôles au faciès initiée le 27 janvier par six ONG dont Amnesty International France et Human Rights Watch. L’Etat disposait d’un délai de quatre mois depuis la mise en demeure pour ouvrir des discussions. Ils prennent aujourd’hui acte de l’absence de réponse des autorités concernées et se préparent à déclencher la phase suivante de la procédure. Et dans la lettre ouverte que publie franceinfo, ils appellent à “un ensemble de mesures cohérentes et systémiques” pour “en finir enfin avec ce fléau“. “Là où la volonté politique a échoué, nous espérons que l’action de groupe (…) aboutira à un réel changement“, concluent-ils.